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PuceSondage tout cacao

A l'occasion du 8ème Salon du Chocolat, qui s'est déroulé du 31 octobre au 3 novembre 2002 au Carrousel du Louvre, et des 500 ans de la découverte du cacao par Christophe Colomb, le Salon du Chocolat et Doctissimo.fr ont publié les résultats d'un sondage national réalisé en juillet 2002 auprès de 1.327 individus, toutes CSP et âges confondus.

A travers ce sondage, les Français réaffirment leur intérêt croissant pour ce produit d'exception, considéré tout à la fois comme un produit de consommation courante et une denrée de luxe.

Les consommateurs de chocolat
99% des personnes interrogées consomment du chocolat. Parmi ces consommateurs, 81 % le dégustent plusieurs fois par semaine et 44% s'en délectent au moins une fois par jour.
Leurs moments de consommation
Parmi les " aficionados " du chocolat, 60% le consomment à tout moment de la journée avec un léger penchant pour une consommation le soir, avant le coucher (20%) et au moment du goûter (12%).
Le chocolat reste un plaisir solitaire pour 69% de la population, tandis que 31% le dégustent plus volontiers en famille et entre amis.
96% des sondés offrent du chocolat régulièrement.
Leurs chocolats préférés
Pour 73% des personnes interrogées, le chocolat favori reste la tablette, suivie par les bonbons, palets ou bouchées (13%), les barres chocolatées (7%), la pâtisserie à base de chocolat (6%) et enfin le chocolat en poudre (1%).
58% préfèrent le chocolat noir, 39% sont fondus de chocolat au lait et 3% seulement sont accros au chocolat blanc.
Les effets chocolat
96% des personnes interrogées affirment que le chocolat leur " fait du bien ". 73% reconnaissent se sentir " mieux " et " plus heureux " après avoir avalé un carré. Pour 12%, le chocolat a un effet énergisant. 7% seulement se sentent coupables après avoir craqué…
Pour 51% des personnes interrogées, le chocolat est d'abord synonyme de " plaisir ". 25% l'associent naturellement à la " gourmandise " et 15% à la " fête ". 9% voient dans le chocolat un excellent " moyen de se réconforter ".
L'univers du chocolat
Un individu sur deux associe immédiatement le chocolat à la notion de " bien-être ". 23% le voient comme un produit " gastronomique " et 20% le rapprochent de l'univers du " raffinement ". Enfin, 10% des sondés considèrent le chocolat comme un produit " culturel ".
Le Salon Européen du Chocolat
Pour les connaisseurs de l'événement (un individu sur deux), le Salon du Chocolat représente :
- L'occasion de mieux connaître l'univers du chocolat (29%),
- Un lieu de plaisir et de gourmandise (24%),
- Un moment privilégié pour acheter son chocolat préféré (24%),
- Le moyen de découvrir les nouveaux chocolatiers (12%),
- Une opportunité de rencontrer les professionnels (11%).
Source : Salon du Chocolat / Doctissimo.fr
Sondage réalisé entre le 28/06 et le 19/07/2002 sur un échantillon de 1.327 français.
PROFESSEUR GUY-GRAND : "LE CHOCOLAT EST AVANT TOUT UN ALIMENT PLAISIR !"

Tout le monde aime le chocolat !
Telle est la révélation de notre grand sondage. Mais chacun a ses préférences et ses petites habitudes… Peut-on être accro au choco ? Pourquoi ces petits carrés sont-ils source de plaisir ?
Le professeur Bernard Guy-Grand, consultant en nutrition à l’hôpital de l’Hôtel-dieu à Paris, fait le point sur les Français et leur tablette…

Doctissimo : 99 % des gens consomment du chocolat, dont 44 % chaque jour. Sont-ils “ accros ” au chocolat ?

Pr Guy-Grand :
Bien sûr que non ! Ce n’est pas parce qu’on consomme tous les jours du chocolat que l’on est “ accro ”. Quelqu’un qui a une addiction est totalement dépendant à une substance et ne pourra pas s’empêcher d’en prendre. Prendre un carré de chocolat dans la journée ou une barre au goûter ce n’est pas être accro ! Il ne faut pas confondre l’envie d’en manger parce que l’on trouve ça bon avec une dépendance ! Dépendance qui peut cependant exister chez certains pour lesquels elle me paraît être beaucoup plus psychologique que physique : ce n’est pas une drogue dure !

D. : 73 % des gens affirment se sentir plus heureux après avoir mangé un carré. D’où vient cet effet ?

P.G.G. : Les consommateurs peuvent se sentir heureux tout simplement parce qu’ils se font plaisir en mangeant un aliment qu’ils aiment ! Le chocolat a dans notre culture une image de douceur, de récompense. C’est un aliment festif : ce n’est pas pour rien que Noël et Pâques sont les périodes de sa plus grande consommation. Sans compter que cet aliment contient effectivement des substances psychoactives qui peuvent expliquer ce bien-être. Quoi que l’effet soit différent selon les gens : certains vont se sentir apaisés alors que d’autres vont être au contraire excités par la consommation de chocolat. La réaction dépend ainsi de la personne, du moment de la journée, du type de chocolat, de la façon dont on le consomme…

D. : Pour 12 %, le chocolat a un effet énergisant. Est-ce un aliment de l’effort physique ou intellectuel ?

P.G.G. : Non, ce n’est pas à proprement parler un aliment de l’effort. Bien que, effectivement, il puisse y avoir un effet excitant, chez certaines personnes du moins.

D. : Presque 60 % préfèrent le chocolat noir au chocolat au lait et 3 % aiment le chocolat blanc… D’un point de vue nutritionnel, lequel est-il préférable de consommer ?

P.G.G. : Le chocolat est avant tout un aliment plaisir ! Qu’il soit blanc, noir ou au lait, les valeurs caloriques sont très proches. Les gens consomment celui qu’ils aiment ! Question de goût…

D. : 60% le consomment à tout moment de la journée avec un léger penchant pour une consommation le soir, avant le coucher (20%) et au moment du goûter (12%). Existe-t-il un “ moment idéal ” pour manger du chocolat ?

P.G.G. : Non, il n’existe pas de moment idéal. Après un repas, il faut 4 à 5 heures pour que la “ vidange gastrique ” soit complète. Donc, si vous mangez du chocolat deux heures après un repas, il va se mélanger au reste des aliments. Certes, sa consommation entre les repas a les mêmes inconvénients que tous les grignotages. En revanche, il est clair que le type de consommation dans la journée traduit des comportements différents. La personne qui mange une barre à quatre heures n’a pas le même rapport au chocolat que celle qui grignote toute la journée. Une consommation tard le soir par exemple va traduire une recherche d’apaisement. Dans ce dernier cas, il faut juste penser à se laver les dents ensuite…

D. : Enfin, la moitié des personnes interrogées associent chocolat avec plaisir et bien être. Les kilos ne semblent pas être évoqués. Qu’en est-il des liens entre chocolat et ligne ?

P.G.G. : Chez les personnes qui ont des problèmes de poids, le chocolat est un aliment culpabilisant. Lorsque l’on est au régime, on a l’impression que l’on fait une faute grave en mangeant un seul carré ! Alors qu’il en est du chocolat comme de tous les aliments : une consommation en quantité modérée n’a aucune conséquence négative …

Propos recueillis par Alain Sousa